Le dernier Marx, Communisme en devenir

Karl Marx, Michael Löwy, Pier Paolo Poggio, Maximilien Rubel

LE DERNIER MARX, COMMUNISME EN DEVENIR

Rayon : Philosophie

ISBN: 979-10-93250-29-8

Prix : 12,00 euros

Pages : 80

Parution: 25 septembre 2018

L’ouvrage : Dans les années 1881-1882, Marx développe un intérêt particulier pour les sociétés pré-capitalistes (parmi lesquelles notamment les communautés rurales russes) ainsi que pour des pays comme l’Égypte, l’Algérie ou l’Inde, où s’engagent alors des luttes contre la domination capitaliste.
On fait souvent de Marx le principal connaisseur, et théoricien, du prolétariat d’usine. Cette assertion, sans doute légitime, mérite pourtant d’être précisée, car l’étude des communautés paysannes constitue également une partie très importante de son œuvre, et elle la traverse en quelque sorte dans son intégralité – jusqu’aux célèbres propos, décisifs et bouleversants, qu’il tiendra sur la Russie.
De telles réflexions sont développées dans une lettre à Véra Zassoulitch, figure éminente du populisme révolutionnaire, et surtout dans les nombreuses versions préparatoires de celle-ci. Maximilien Rubel verra dans ces manuscrits le véritable « testament politique » de Marx. On y trouve un refus de l’idée, partagée par la majorité des marxistes russes et calquée sur un modèle occidental, selon laquelle il s’agit d’en passer par un développement du capitalisme en Russie. En rejetant la conception évolutionniste et linéaire du « progrès », Marx s’intéresse à une forme sociale « archaïque » – mot par lequel, à son avis, « il ne faut pas trop se laisser effrayer ». Le socialisme de l’avenir en représenterait une manifestation supérieure, qui y mêle certains acquis de la modernité.
Marx reprend des analyses présentes dans les Grundrisse, et notamment dans les cahiers publiés sous le titre de Formen, die der kapitalistischen Produktion vorhergehen, axés sur les différentes formes communautaires qui précèdent le surgissement du mode de production capitaliste. Un ensemble composite de « communautés naturelles » où la forme sociale dominante, la commune, « n’apparaît pas comme résultat mais comme présupposé de l’appropriation (temporaire) et de l’utilisation collective du sol ».

Les auteurs :

Michael Löwy est un sociologue, philosophe marxiste et écosocialiste franco-brésilien. Il enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Auteur d’ouvrages sur Marx, Lukács, Walter Benjamin et Franz Kafka. Parmi ses publications : La Pensée de « Che » Guevara, Paris, Maspero, 1970 ; Marxisme et romantisme révolutionnaire, Paris, Sycomore, 1979 ; Walter Benjamin : avertissement d’incendie. Une lecture des thèses sur le concept d’histoire, Paris, Presses universitaires de France, 2001 et Écosocialisme, Paris, Mille et une nuits, 2011.

Pier Paolo Poggio est directeur scientifique de la Fondation Luigi Micheletti à Brescia (Italie) et directeur du Musée de l’Industrie et du Travail « Eugenio Battisti » à Brescia (Italie). Parmi ses publications : Comune contadina e rivoluzione in Russia. L’Obscina, Milan, Jaca Book, 1978 ; La crisi ecologica : origini, rimozioni, significati, Milan, Jaca Book, 2003 ; La rivoluzione russa e i contadini. Marx e il populismo rivoluzionario, Milan, Jaca Book, 2017.

Maximilien Rubel est un marxologue naturalisé français, également conseilliste. Il était un spécialiste internationalement reconnu de Karl Marx. Parmi ses publications : Pages de Karl Marx pour une éthique socialiste (1948 ; réédition Payot, 1970, en deux tomes ; réédition Payot & Rivages, 2008, sous les titres Révolution et socialisme et Sociologie critique) ; Marx critique du marxisme (recueil, Paris, Payot, 1974 ; Direction et annotation de l’édition de Karl Marx dans la Bibliothèque de la Pléiade : quatre volumes parus sur les six prévus (l’édition a été interrompue à la suite du décès de Maximilien Rubel).

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