Présentation du livre de Karl Marx, Michael Löwy, Pier Paolo Poggio et Maximilien Rubel : LE DERNIER MARX, COMMUNISME EN DEVENIR

 

Présentation du livre de Karl Marx, Michael Löwy, Pier Paolo Poggio et Maximilien Rubel : LE DERNIER MARX, COMMUNISME EN DEVENIR

Intervenants : Michael Löwy, Isabelle Garo et Tiziana Villani.

Lieu Dit
6, rue Sorbier, 75020 Paris
Accès : métro Ménilmontant (ligne 2) ou Gambetta (ligne 3) – bus : n° 96

Le 13 octobre à 16h30

Dans les années 1881-1882, Marx développe un intérêt particulier pour les sociétés précapitalistes (parmi lesquelles notamment les communautés rurales russes) ainsi que pour des pays comme l’Égypte, l’Algérie ou l’Inde, où s’engagent alors des luttes contre la domination capitaliste.
On fait souvent de Marx le principal connaisseur, et théoricien, du prolétariat d’usine. Cette assertion, sans doute légitime, mérite pourtant d’être précisée car l’étude des communautés paysannes constitue également une partie très importante de son œuvre, elle la traverse en quelque sorte dans son intégralité – jusqu’aux célèbres propos, décisifs et bouleversants, qu’il tiendra sur la Russie.
De telles réflexions sont développées dans une lettre à Véra Zassoulitch, figure éminente du populisme révolutionnaire, et, surtout, dans les nombreuses versions préparatoires de celle-ci. Maximilien Rubel verra dans ces manuscrits le véritable « testament politique » de Marx. On y trouve un refus de l’idée, partagée par la majorité des marxistes russes et calquée sur un modèle occidental, selon laquelle il s’agit d’en passer par un développement du capitalisme en Russie. En rejetant la conception évolutionniste et linéaire du « progrès », Marx s’intéresse à une forme sociale « archaïque » – mot par lequel, à son avis, « il ne faut pas trop se laisser effrayer ». Le socialisme de l’avenir en représenterait une manifestation supérieure qui y mêle certains acquis de la modernité.
Marx reprend des analyses présentes dans les Grundrisse et notamment dans les cahiers publiés sous le titre de Formen, die der kapitalistischen Produktion vorhergehen, axés sur les différentes formes communautaires qui précèdent le surgissement du mode de production capitaliste, un ensemble composite de « communautés naturelles » où la forme sociale dominante, la commune, « n’apparaît pas comme résultat mais comme présupposé de l’appropriation (temporaire) et de l’utilisation collective du sol ».

 

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