La masse et l’histoire

Kostas Papaïoannou

LA MASSE ET L’HISTOIRE
Théorie générale de la masse révolutionnaire

Préface de Benakis Matsas

Traduit du grec par Benakis Matsas

Rayon : Philosophie

ISBN: 979-10-93250-44-1

Prix : 17,00 euros

Pages : 192

Parution : février 2021

L’ouvrage :

En ce début de XXIe siècle, on découvre dans les archives du philosophe Kostas Papaïoannou un livre perdu qui gisait là, depuis plus d’un demi-siècle. Le manuscrit qui s’intitule « La Masse et l’Histoire. Théorie générale de la masse révolutionnaire », date du début des années cinquante, alors que son auteur n’a même pas trente ans. En 2003, il paraît en grec sous le titre « Masse et Histoire ».

Dans l’« Histoire universelle », le jeune Papaïoannou reconnaît la masse révolutionnaire comme un acteur irréductible à tous les sujets (peuple de citoyens, prolétariat, femmes, minorités) et les partages (le politique, le social, l’esthétique) que nous connaissons de notre modernité. Catégorie qualitative et non point quantitative, la masse révolutionnaire se présente comme dispositif esthétique et politique, notamment comme « théâtrocratie » selon le mot péjoratif dont la démocratie athénienne est affublée par Platon ; en effet, l’institution démocratique et l’expérience tragique ont partie liée. La présence de la masse dans la vie sociale est l’indice qui permet de déterminer sa pauvreté ou, au contraire, sa richesse en monde. Ainsi, l’« Histoire universelle » peut être revisitée à la lumière de la masse : son irruption, son plein épanouissement, son escamotage, son extinction. À l’instar de l’opticien qu’est Spinoza, Papaïoannou fabrique des verres et crée une perspective philosophique et sociologique qui fait apparaître le monde sous un jour nouveau.

La Masse et l’Histoire est un texte intempestif. À sa lecture, on est confronté à une radicalité qui tranche avec l’hégémonie actuelle d’une l’idéologie foncièrement agoraphobe. Cette expérience philosophique nous pousse à soulever la question de la « masse révolutionnaire » et de sa « théâtrocratie » dans le capitalisme tardif.

L’auteur : 

Kostas Papaïoannou est né à Volos en 1925. Fils d’intellectuel et de dirigeant d’une petite organisation socialiste, il participe activement à la Résistance. En 1946, à bord du paquebot néozélandais Mataroa (en compagnie notamment de Castoriadis et de Kostas Axelos), il fuit la Grèce en proie à la guerre civile et la persécution. à Paris il fait des études de philosophie à la Sorbonne. En 1963 il intègre le CNRS tandis que, de 1971 jusqu’à sa disparition en 1981, il enseigne à l’Ecole pratique des hautes études. Spécialiste de Hegel et de Marx, c’est, comme Maximilien Rubel, André Gorz et François Châtelet, l’un des représentants d’un marxisme critique.

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